Randonnée pédestre en boucle à partir du petit village de Buoux via le Vallon de l’Aiguebrun et le village de Sivergues et retour via le Rocher des Druides et le plateau des Claparèdes.

WE randonnée LUBERON J1 : Vallon de l’Aiguebrun et Rocher des Druides

Date : vendredi 1er mai 2026

  • Distance : 13 km environ
  • Dénivelé : 400 m environ
  • Temps estimé : 05 h 00
  • Niveau de difficulté : Facile  
mai 2026
lun mar mer jeu ven sam dim
27282930123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

13 km environ

400 m environ

05 h 00

Facile

La trilogie magique ! Aiguebrun, plateau des Claparèdes et villages pittoresques. L’âme du Luberon…

 

C’est au XVIIème siècle. que furent édifiés le vieux village de Buoux, la petite église provençale et les bastides alentours. La petite église provençale possède un autel tabulaire d’époque pré-romane, le bâtiment actuel fut sans doute construit dès 1704 sur l’emplacement d’une petite chapelle. Dans la mairie, un four datant de l’implantation du village est visible, il est souvent réparé et entretenu par la commune.

En face sur son éperon rocheux, le fort de Buoux a très longtemps été la clef de voûte du système défensif de toute la communication à travers le Luberon. Occupé dès la Préhistoire, il fut fortifié au Moyen-Age. Jamais pris d’assaut, il abrita une garnison et des populations civiles jusqu’à son démantèlement sur ordre de Louis XIV vers 1660, afin d’éviter qu’il tombe définitivement aux mains des protestants pendant les guerres de religion.

À droite, juste sous nos pieds, les immenses murs multicolores et les gros surplombs gris, naturellement criblés de trous de toutes tailles, ont fait de Buoux un spot mondial d’escalade. Dans les années 1980-1990, ces falaises ont été le laboratoire du haut niveau international, où de nombreux grimpeurs se sont illustrés ; Patrick Edlinger, Antoine et Marc Le Menestrel, Catherine Destivelle, Lynn Hill, etc…

Le vallon de l’Aiguebrun se caractérise par de hautes falaises avec des escarpements de calcaire et des chaos de rochers éboulés. Il s’est creusé il y a environ 6 millions d’années suite à l’assèchement de la mer Méditerranée !  Le niveau d’eau va s’abaisser de l’ordre de 1 000 m et les fleuves qui l’entourent vont creuser d’immenses canyons qui seront ensuite comblés par des dépôts de sédiments. Sous l’action de l’érosion lors des périodes glaciaires, les falaises se feront plus abruptes. Les falaises spectaculaires de l’Aiguebrun sont formées d’un calcaire gréseux (qui contient des grains de sable) biodétritiques (qui contient aussi beaucoup de débris de fossiles variés). Localement, on l’appelle molasse ou mollasse selon deux origines étymologiques possible : mola = la meule, car cette roche abrasive était utilisée pour produire des meules. Ou bien mollis = mou, car la roche se taille et se découpe facilement. C’est la pierre noble des carriers de Provence.

Plusieurs ponts enjambent l’Aiguebrun et ses affluents. Depuis Les Près Blancs jusqu’à Seguin, on peut en conter cinq, dont le pont des Seguins, proche de l’auberge du même nom. Celui-ci date de 1923. Il était emprunté par les personnes qui souhaitaient accéder au hameau. Il est constitué d’une grande arche principale qui l’élance sur 7 mètres de long. Un petit percement cintré situé dans la culée sud permettait le passage d’un canal.

En région méditerranéenne, rares sont les cours d’eau plus ou moins permanents bordés de forêt luxuriante. L’Aiguebrun est de ceux-là, et son vallon constitue, au plan écologique, l’un des sites majeurs du territoire du Parc. Parmi les poissons, on trouve la truite fario, et le barbeau méridional, mais aussi l’écrevisse à pattes blanches, discrète et rare. La présence de ces trois espèces souligne la bonne santé de cet écosystème aquatique, mais surtout la nécessité de le préserver.

Sivergues, village du bout du monde ! Ici plus qu’ailleurs, un sentiment de calme, d’isolement, et d’harmonie se dégage. Au cours des siècles, le village connut peu d’évolutions, seules quelques habitations furent édifiées autour de l’ancienne maison fortifiée, nommée aujourd’hui le fort de l’archidiacre. Le visiteur attentif remarquera l’oculus (fenêtre ronde ou œil de bœuf) sur la façade modeste de l’Église Saint-Pierre-et-Sainte-Marie (fin XVIe s.), les ruelles en calade, l’escalier sur voûte, le portail de pierre… Chaque ensemble bâti de Sivergues épouse parfaitement le relief et s’ouvre sur des vues magistrales. L’origine du hameau (IVème/Vème siècle) peut être attribuée à une Arlésienne, épouse de Saint Castor évêque d’Apt, qui aurait fondé un couvent avec six compagnes, six vierges, d’où le nom de Sivergues. Mais le village sous sa forme actuelle nait après les grandes épidémies à l´aube du XVIème siècle, grâce à l´attribution d´actes d´habitation à huit familles vaudoises afin de cultiver les terres abandonnées. En 1540, sur ordre de François Ier, la répression sanglante s’abattit sur la région et ces mêmes familles furent persécutées par Jean Maynier, baron d’Oppède et premier président du Parlement d’Aix.

Le Rocher des Druides, émerge à peine des grands chênes. Ce sont les ruines d’un ancien fortin semi-troglodytique, creusé à même la roche. Autrefois les garnisons chargées de surveiller la vallée y stationnaient. Formé essentiellement de molasse, il est long d’une cinquantaine de mètres. Nous y trouvons l’aménagement d’une fortification. Elle a utilisé les possibilités défensives offertes par le rocher. Aujourd’hui le site du « Rocher des Druides », entièrement boisé, a repris ses droits. Les constructions fortifiées donnent sur la plaine d’Apt.  Une porte monumentale permet d’y accéder. Un passage contre le rocher permettait d’accéder à la salle rupestre. La grande originalité du Rocher des Druides est cette salle, entièrement creusée dans le roc.

 

Déroulement de la journée :

Départ du parking  du village de Buoux (470 m) via le GR 9 – Traversée du minuscule village de Buoux puis nous prenons la direction plein Sud via le GR 9 en direction des falaises qui dominent le vallon de l’Aigue Brun – Arrivée au hameau de Deyme (476 m) – Passage en surplomb d’habitations troglodytiques blotties au pied des falaises puis descente par un vieux chemin caladé qui descend sur la rive droite de la rivière – Traversée de la rivière par le pont des Séguins puis cheminement sur la rive gauche pendant près de 2 kms – Plus loin, nous quittons le vallon de l’Aigue Brun par le sentier balisé montant au village de Sivergues (558 m) – Traversée et visite du village de Sivergues puis pause déjeuner – Retour dans le vallon de l’Aiguebrun via le GRP « Tour du Lubéron et des monts de Vaucluse » – Arrivée au point coté 558 m (lieu-dit Barbe Blanche – 558 m) – Traversée de la route et poursuite par la piste vers le Nord – Après 600 m, au panneau Claparède, nous quittons la piste pour un sentier allant vers la droite – Bordé par de vieux murs de pierre couverts de mousse, il traverse une forêt plein Nord et après 400 m, nous arrivons au Rocher des Druides – Retour à Barbe Blanche – Au carrefour “Barbe Blanche”, nous tournons à gauche et empruntons la petite route qui traverse le plateau des Claparèdes – Au carrefour “Chante Duc”, nous poursuivons tout droit puis nous dévalons les trois lacets – Retour au village de Buoux.

 

. Installation au Gite du Château à RUSTREL

. Repas et nuit sur place

Pour plus d’informations, contactez nous.

Prochaines sorties