Randonnée pédestre du Boréon jusqu’au col de Cerise et descente dans le val Gesso jusqu’au Rifugio Regina Elena
9 km
+ 1 050 m / - 705 m
06 h 30
Sportif
A la fois très proche du Parc National Mercantour, le « Parco Naturale delle Alpi Marittime » est aussi très éloigné du fait des difficultés pour y accéder. Nous vous proposons de le découvrir lors de ce séjour itinérant d’une façon originale sous forme de traversée. Il est le parc piémontais le plus étendu et l’un des plus vastes d’Italie. Avec ses nombreux sommets qui dépassent les 3 000 mètres, ses lacs, ses prairies et ses petits glaciers, et grâce à la richesse de sa faune alpine et de ses espèces botaniques, le parc représente un patrimoine environnemental unique. Le Parc est jumelé depuis 1987 avec le Parc national français du Mercantour. Les deux parcs ont une frontière commune de 35 kilomètres ; ensemble, ils forment un espace protégé de plus de 100 000 hectares à cheval sur les Alpes qui, en 1993, a reçu le Diplôme européen des espaces protégés, reconnaissance importante qui a donné une impulsion nouvelle à l’étude et à la réalisation d’une politique commune pour la protection du territoire et le développement économique.
Le « Parco naturale delle Alpi Marittime » est né en 1995, à la suite de l’union du « Parco naturale dell’Argentera » (créé en 1980) et de la « Riserva del Bosco e dei Laghi di Palanfré » (créée en 1979). Le nouvel espace protégé s’étend sur une superficie totale de 27 945 hectares, distribués sur trois vallées (Gesso, Stura, Vermenagna) et quatre communes (Aisone, Entracque, Valdieri, Vernante). Les Alpes Maritimes, à l’extrémité méridionale de l’arc alpin, séparent la plaine piémontaise de la côte niçoise et sont comprises entre deux cols très fréquentés dès l’Antiquité : le Col de Tende et le Col de la Maddalena (col de Larche).
Nous partirons de France depuis le lac du Boréon jusqu’au col de Cerise puis nous redescendrons côté italien jusqu’au Rifugio Régina Elena. Adossé à la montagne pour se protéger des avalanches qui descendent au printemps du Vallon de Balma Ghiliè, il est souvent entouré le matin de chamois. La structure, simple et essentielle, est gérée avec passion et joie par les membres bénévoles de «l’ Associazione Nazionale Alpini di Genova ».
Ce col s’est avéré être un passage stratégique : il aurait servi en 1795 au passage de troupes sardes (l’expédition Bonnaud) pour reprendre Saint-Martin-Vésubie aux mains des troupes françaises. Un petit blockhaus est présent sur le versant français du col ainsi qu’une petite citadelle sur le versant italien. Toutes les fortifications sont italiennes et ont été construites dans le cadre du « Vallo Alpino », le col ne devient frontière qu’en 1947 avec le traité de PARIS. Le col a servi également de route d’exil : entre le 8 et le 13 septembre 1943, au lendemain de l’armistice de l’Italie, environ mille deux cents juifs civils venant de Saint-Martin Vésubie, franchirent les Alpes derrière les troupes italiennes de la IVe armée. À pied, par deux routes différentes, le Col de Fenestre et le Col de Ciriegia (Cerise), les réfugiés arrivèrent respectivement à Entracque et à Valdieri, où ils furent logés dans des casernes et avec des moyens de fortune. Une plaque commémorative placée sur le mur de la caserne du Col de Cerise et une autre au départ du sentier au Boréon rappellent ces événements.
Déroulement de la journée :
Départ du parking du chalet d’accueil du Boréon (1 500 m) – Nous suivons sur quelques mètres la route de Salèse pour trouver bientôt sur la droite la balise 370, l’embranchement du GR 52 – Passage devant le gite du Boréon – Nous continuons notre montée à travers les derniers chalets et à la lisière de la forêt (balise 371), nous prenons à gauche le sentier qui s’élève en corniche vers le vaste plateau du Cavalet (balises 373 et 374) – Poursuite de notre ascension soutenue dans un beau mélezin clairsemé jusqu’à la côte 2 100 m environ – Nous sortons de la forêt pour accéder en quelques lacets au replat parsemé de blocs qui abrite le petit lac de Cerise (2 223 m) – Pause Déjeuner – Par une ultime pente assez raide, arrivée au col-frontière de Cerise (2 543 m) où s’élève une ancienne caserne sur le versant italien – Descente par le versant italien jusqu’au Rifugio Régina Elena (1 850 m).
. Installation au Rifugio Regina Elena
. Repas et nuit sur place
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