Randonnée pédestre en boucle à partir du mont Agaisen jusqu’à la Cime de Linière.

Cime de Linière (1 368 m)

Date : dimanche 19 mai 2024

  • Distance : 12 km
  • Dénivelé : 760 m 
  • Temps estimé : 06 h 00
  • Niveau de difficulté : Moyen
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12 km

760 m

06 h 00

Moyen

Très belle randonnée essentiellement forestière via le GR 52, GR reliant Menton à St-Dalmas-de-Valdeblore par la Vallée des Merveilles. La Cime de Linière est une sorte de plateau herbeux très agréable offrant un très beau point de vue allant jusqu’à l’Estérel. Le retour à travers les blockhaus nous refera revivre l’histoire de ces fortifications qui, en juin 1940, ouvrirent le feu lors de l’attaque italienne.

 

L’ouvrage de l’Agaisen, ou du « mont Agaisen », est une fortification faisant partie de la ligne Maginot des Alpes situé au sommet du mont Agaisen (750 m) dominant le village de Sospel et la vallée de la Bévéra construit entre 1930 et 1937. Il s’agit d’un gros ouvrage d’artillerie purement défensif, qui avait pour mission avec son voisin l’ouvrage de Saint-Roch de bloquer la « trouvée de la Bévéra », axe qui mène du col de Tende à Nice. Lors des combats de la bataille des Alpes, sa tourelle a tiré environ 1 300 obus sur les troupes italiennes du 20 au 23 juin 1940. En octobre 1944, ce fut au tour des Allemands d’utiliser la tourelle. Maintenu en état pendant la guerre froide pour servir à l’instruction du personnel du génie, il est désormais entretenu par une association de bénévoles et est visitable. Il est inscrit à l’inventaire des monuments historiques.

 

Comme tous les autres ouvrages de la ligne Maginot, il était conçu pour résister à un bombardement d’obus de très gros calibre. Les organes de soutien sont donc aménagés en souterrain, creusés au minimum sous douze mètres de roche, tandis que les organes de combat, dispersés en surface sous forme de blocs, sont protégés par d’épais cuirassements en acier et des couches de béton armé. La caserne de temps de guerre, les salles des filtres à air, les systèmes de ventilation, le centre téléphonique, le Poste de Commandement (PC), la cuisine, les sanitaires, les magasins à munitions, les réservoirs d’eau, de gazole (de quoi tenir trois mois) et de nourriture sont tous en souterrain, reliés entre eux par une galerie équipée d’une voie ferrée étroite de 60 cm d’écartement où roulent des wagonnets poussés à bras. Les entrées sont de plain-pied, tandis que les accès aux blocs se font par des puits avec escaliers et monte-charge. L’alimentation électrique, nécessaire à l’éclairage, à la tourelle et aux monte-charges, est fournie par une usine avec 3 groupes électrogènes (un seul suffisait en régime normal). Ses infrastructures accueillaient près de 400 soldats.

 

Déroulement de la journée :

Départ du parking au col de l’Agaisen (666 m – balise 83) – Nous prenons à gauche, la direction de la Baisse de Fighièra, le sentier en pente douce bordé de bornes hectométriques date des années 30 – Arrivée à la balise 84 (678 m) puis à un carrefour de chemins (698 m) – Nous continuons tout droit jusqu’au GR 52 puis atteinte de la Baisse de Fighièra à la balise 76 (750 m) – Poursuite via le GR 52 jusqu’à la balise 77 et entrée dans le Parc National du Mercantour – Nous continuons sur le GR 52 et arrivée à la Baisse de Linière (1 345 m – balise 22) – Là, par une dernière petite montée, arrivée à la Cime de Linière (1 368 m) – Retour à la Baisse de Linière puis descente en direction du Sud-Ouest par des sentiers non balisés et arrivée à la Pointe Calviéra (1 108 m) – Poursuite à gauche sur le sentier descendant en bordure du Parc National du Mercantour jusqu’au carrefour et arrivée à la balise 77 et le GR 52 – Retour au col de l’Agaisen (balise 83) – Visite des fortifications du mont Agaisen avant retour sur NICE.

 

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